Nutrition assistée

La nutrition artifielle

De quoi s’agit-il ?

L’état de santé d’un patient  peut entraîner de façon transitoire une insuffisance d’apport nutritionnel. Durant cette période, le risque majeur est la dénutrition. Ses conséquences peuvent être graves en ayant une incidence sur son état général (asthénie), ses défenses immunitaires (favorisant l’infection), l’intégrité de ses téguments (risque d’escarres), une fonte musculaire.
Pour combattre cet état, le médecin peut décider de mettre en place une nutrition artificielle. Celle-ci  pourra  être poursuivie à son domicile. La durée de son hospitalisation sera réduite, tout en lui garantissant la même  qualité de prise en charge grâce à la formation des libéraux sur la spécificité de  cette alimentation.

 On retrouve deux types de nutrition :

  • La nutrition entérale (NE) qui correspond  à la composition de nutriments apportés directement aux voies digestives par l’intermédiaire d’une sonde (qui peut être naso- gastrique, de gastrostomie ou de jéjunostomie). Ce type d’alimentation respecte l’absorption physiologique de l’organisme. Elle est envisagée lorsque le tube digestif est fonctionnel. Elle peut être complémentaire à une alimentation orale ou exclusive en rapport avec la pathologie et ou les besoins du patient.

En pratique, lors du retour du patient à son domicile pour une nutrition entérale, deux ordonnances sont prescrites :

  • Une ordonnance pour l’infirmière libérale, notifiant son mode d’administration, sa voie d’abord, sa fréquence et sa surveillance,
  • Une ordonnance pour le prestataire avec le nom du nutriment, sa fréquence journalière et son mode d’administration (pompe ou gravité).

La première ordonnance est faite pour 15 jours. Si le nutriment est correctement toléré par le patient, l’ordonnance peut être renouvelée pour 3 mois.

Différents types d’accessoires peuvent être mis à disposition : Savon, solution hydro alcoolique, fossets, seringues de rinçages, poches à eau..

  • La nutrition parentérale (NP) qui correspond  à la composition de nutriments apportés voie intraveineuse (périphérique ou centrale). Ce type d’alimentation est envisagé lorsque le tube digestif n’est plus fonctionnel.

En pratique, lors du retour du patient à son domicile pour une nutrition parentérale, trois ordonnances sont prescrites :

  • Une ordonnance pour le pharmacien avec le nom des produits à administrer, leurs posologies et la durée d’administration. Les solvants, solutés et antiseptiques y sont également notés,
  • Une ordonnance pour l’infirmière libérale, notifiant son mode d’administration, sa voie d’abord, sa fréquence et sa surveillance,
  • Une ordonnance pour le prestataire avec le matériel à mettre à disposition (pompe fixe, ambulatoire, diffuseurs et nombre de  sets de préparation et de pose de perfusions).

Différents types d’accessoires peuvent être mis à disposition : Solutions hydro-alcooliques (SHA), robinets, rampe, valve anti retour, collecteurs de piquants tranchants, sacs à déchets nécessitants un traitement particulier, table de préparation, container de rangement… afin d’assurer la qualité et la sécurité de la perfusion à domicile.

Nos services

En structure, sur appel téléphonique (du prescripteur, de la cadre de santé ou de la personne responsable des sorties), l’infirmière coordinatrice de l’Apard :

  • se déplace dans la journée pour prendre connaissance des traitements et du protocole du service,
  • rencontre l’équipe soignante, le patient et sa famille,
  • organise le relais avec le domicile en tenant compte des attentes et des ressources disponibles,
  • prend contact avec tous les acteurs de soins libéraux (médecin traitant, IDE, Kinés, aides ménagères…) et les coordonne afin de préparer le retour au domicile.

 Au domicile du patient :

L'Infirmière de l'Apard  : 

  • Forme les intervenants  sur le matériel utilisé, la voie d’abord tout en faisant un rappel des règles d'hygiènes et d'asepsie.
  • Assure  la présentation des moyens mis à disposition pour la traçabilité de la qualité des soins prodigués, grâce au livret de suivi renseigné par l'intervenant(e) libéral(e). Celui-ci  peut également faire le lien avec la structure si une réhospitalisation est nécessaire.

La diététicienne de l’Apard :

  •  Assure le  suivi et l’évaluation nutritionnelle dès  la première semaine. Elle  transmet son analyse  au médecin prescripteur (et au médecin traitant). Le choix des  indicateurs de suivi permet au prescripteur de réévaluer sa prescription s’il le souhaite.
     

Ce que vous devez savoir

La présence d’assistantes sociales peut permettre, dans certains cas, de dénouer des problématiques d’administratives et ou financières.

La pluridisciplinarité et la coordination sont  primordiales. Elles permettent de répondre avec pertinence aux besoins du patient tout en respectant son rythme de vie et ses contraintes. 

Une astreinte 24 heures/24 et 7 jours/7 permet à chacun des protagonistes d’être renseigner à tout moment sur d’éventuelles questions.

Toutes les démarches administratives sont réalisées par le service dédié de l'Apard et vous dispense d'avance de frais grâce au tiers payant.

Ces services ne sont  pas facturés, ils font partie du service rendu à la prise en charge globale du patient.

Dans le cas d'une pathologie chronique, un suivi médical régulier permettra de renouveler votre traitement et de la réajuster si nécessaire. Dans tous les cas il est souhaitable de consulter votre spécialiste au moins une fois par an.