Le groupe Adène publie les résultats de ses recherches à l'ERS

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Congrès et manifestations, Du côté d'Adène

A l'occasion du congrès de l'ERS (European Respiratory Society), le Groupe Adène a présenté un poster sur ses études en cours.

Vous trouverez le lien vers ce poster en cliquant : Poster Groupe Adène ERS 2018

Le résumé de ce poster est le suivant :

Fuites et la somnolence excessive chez les patients appareillés au long cours par PPC

La Pression Positive Continue (PPC) est le traitement de référence de l’apnée du sommeil. Toutefois, 12 à 18 % des patients demeurent somnolents sous PPC. Les facteurs de la somnolence à ce jour reconnus sont la mauvaise hygiène de vie, les troubles du sommeil non respiratoires (syndrome des jambes sans repos, hyersomnies, etc.) et les co-morbidités médicales ou psychiatriques dont les prises médciamenteuses.

Bien que précédemment évoquées, les conséquences de l’utilisation des machines et des masques sur la somnolence n’ont jamais été étudiées. En particulier l’impact des fuites sur la somnolence dont se plaint le patient est inconnu.

L’objectif principal de l’étude a été d’évaluer l’impact des fuites rapportées par les machines sur la somnolence rapportée par le patient. Les objectifs secondaires ont été d’évaluer l’impact des fuites rapportées par le patient sur sa somnolence, de déterminer si les fuites machines étaient prédictives des fuites rapportées par le patient.

Résultats

1484 patients (durée médiane d’appareillage de 4., années, index résiduel de 1.9/h, utilisation médiane de 6.75h/j, somnolence residuelles excessive (epworth >10) chez 16.17% des patients) ont été inclus dans l’étude par 32 techniciens.

Après analyses statistiques des données collectées, on constate :

1) que les fuites rapportées par les machines ne sont pas associées à la somnolence rapportée par le patient,

2) que les fuites rapportées par le patient sont associées à sa somnolence,

3) que les fuites rapportées par la machine ne sont pas associées aux fuites rapportées par le patient alors que la plainte de bouche sèche du patient l’est.

Que changent ces résultats dans la pratique quotidienne ?

Chez le patient traité par PPC depuis plus de 3 mois et se plaignant de somnolence excessive sans facteurs surajoutés (prise médicamenteuse, hygiène sommeil, maladie cardiaque neurologique respiratoire évolutive, etc.), il convient de se poser la question d’une fuite dont se plaindrait le patient et en particulier d’une fuite buccale. Le niveau de fuite machine (télétransmis ou pas) a peu d’intérêt lorsque la problématique est la somnolence du patient.

Ce résultat positionne le technicien/l’infirmière au centre du suivi et encourage à l’utilisation d’échelles visuelles analogiques pour mesurer les fuites patients et la plainte de sécheresse buccale.